Les clics dans vos e-mails augmentent ? Vous n’y êtes pas forcément pour quelque chose.

Marketing Digital

By:

Ces derniers temps, les responsables du marketing par e-mail ont observé une hausse du nombre de clics. Serait-ce dû à leur talent ? Pas vraiment, malheureusement. Dans ce genre de situation, on enregistre généralement un clic sur tous les liens contenus dans l’e-mail. Ces cas concernent souvent des cibles professionnelles précises, appartenant au même domaine d’entreprise au sein de la base de données d’un client. Pourtant, le fait de cliquer sur tous les liens d’un e-mail ne correspond pas vraiment au comportement typique d’un client ou d’un prospect. Cette méthode d’analyse des liens détonne parce qu’elle va à l’encontre des comportements humains habituels. S’il est facile de repérer et d’ignorer ce type d’activité, les méthodes de détection des programmes malveillants varient et sont pas toutes aussi faciles à identifier et à exclure des rapports.

Le problème sous-jacent vient des filtres de messagerie électronique qui analysent les liens pour éviter que l’utilisateur ne télécharge des programmes malveillants. Cela donne l’impression qu’un destinataire a cliqué sur tous les liens, lesquels ont en réalité été analysés par un filtre de messagerie. Les entreprises spécialisées dans les technologies marketing sont au courant du problème depuis des années. Cette méthode de lutte contre les programmes malveillants commence à prendre de l’ampleur et à susciter des inquiétudes.

Cet article de blog expose les principes de fonctionnement de l’analyse des liens et explique comment optimiser la délivrabilité.

Le problème des filtres anti-malware dans les messageries électroniques

Les fournisseurs de filtres anti-malware ou de services de sécurité mènent un combat acharné contre les pirates, qui tentent d’installer des programmes malveillants sur les machines des utilisateurs. Si Barracuda Email Security Service est le premier à avoir mis au point une méthode d’analyse des liens dans le cadre de la lutte contre les programmes malveillants, d’autres lui ont emboîté le pas pour protéger leurs utilisateurs.

Voici quelques-unes des méthodes d’analyse des liens qui sont utilisées :

  • Un clic sur un lien, plusieurs ou la totalité de ceux contenus dans un e-mail.
  • Un clic sur les liens lors de la réception et/ou ultérieurement.
  • Un clic avant que le serveur de messagerie de destination ne renvoie un accusé de réception.
  • Un clic donnant lieu ou non à la consultation d’un site web.
  • Certains fournisseurs réécrivent les liens d’un e-mail pour les analyser à chaque clic.
  • Certains fournisseurs analysent tous les liens de redirection, en ciblant le suivi des liens utilisé par tous les e-mails.
  • Les prestataires de services et sociétés d’automatisation du marketing.
  • Le filtrage du trafic généré par les clics peut provenir des mêmes adresses IP que le trafic généré par les clics légitimes, ce qui empêche de l’exclure du reporting des activités.
  • Certains filtres analysent les liens à partir d’espaces d’adresses IP résidentielles au lieu de leur espace d’adresses IP d’entreprise pour procéder à l’obfuscation de l’identité à l’origine de l’analyse des liens.
  • Comme le filtre cherche à masquer l’activité d’analyse des liens, il s’efforce d’adopter un comportement aussi naturel que possible, l’objectif étant que le pirate ne modifie pas la charge utile potentielle du lien après l’analyse, mais avant que le destinataire ne clique sur le lien. C’est la raison pour laquelle il est difficile pour les fournisseurs d’automatisation du marketing et de services de messagerie d’exclure l’activité d’analyse des liens du reporting.

Les possibilités d’optimisation de la délivrabilité

Chez certains fournisseurs, l’analyse des liens consiste en un filtrage renforcé ou progressif des messages jugés suspects à d’autres étapes d’un processus à plusieurs niveaux. Ainsi, pour Barracuda, il existe treize couches différentes de filtrage des e-mails entrants. L’analyse des liens fait partie d’un niveau de filtrage plus poussé. Le filtre est activé si d’autres éléments du message ou de l’expéditeur semblent suspects.

Vous pouvez notamment vérifier les points suivants sur votre plateforme d’interactions pour optimiser la délivrabilité :

  • Veillez à ce que des mécanismes d’authentification des e-mails de vos clients, par exemple SPF et DKIM, soient bien en place et valides.
  • Vérifiez les facteurs de réputation, comme les pratiques d’acquisition et de gestion des bases de données, qui peuvent nuire à votre réputation d’expéditeur.
  • Déterminez la taille du segment représenté par l’entreprise ciblée, car l’envoi d’e-mails à un grand nombre de destinataires au sein d’une même entreprise peut être à l’origine de l’analyse des liens.
  • Vérifiez que le contenu ne présente pas de malformation HTML.
  • Examinez les adresses montrant une activité de filtrage anti-malware afin d’établir un flux personnalisé permettant d’ignorer l’activité dans les rapports du client.

L’un des risques de l’ignorance de l’activité générée par l’analyse des liens anti-malware est dû au fait que les modèles sont susceptibles d’évoluer au fil du temps. Des règles immuables en matière de filtrage des activités peuvent s’avérer partiellement inefficaces. La fluidité et l’évolution rapide de cette méthode de filtrage peut compliquer le codage en dur de solutions au sein de la plateforme d’automatisation du marketing. Le problème n’est pas encore totalement résolu. Des études supplémentaires s’imposent. De plus, les opportunités de partenariat avec les fournisseurs de filtres contribueront à réduire le reporting erroné dû à une analyse des liens.