Pourquoi le growth hacking fait-il autant de bruit ?

Marketing moderne

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Cela fait maintenant quelques années que le growth hacking a pris ses quartiers dans l’univers du marketing… Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça ne s’est pas fait sans déchaîner quelques passions. Finalement, c’est quoi le growth hacking ? Des techniques douteuses ? Une secte ? Et pour le B2B, comment ça marche ?

Genèse d’un buzzword

Pendant longtemps, on a beaucoup entendu parler du growth hacking sans savoir en quoi ça consistait réellement. Parce qu’évoquer des méthodes et des techniques innovantes qui boostent la croissance, ça reste un peu vague. En outre, beaucoup d’adeptes laissaient entendre qu’au-delà des techniques, il fallait surtout y voir un état d’esprit… C’est assez logique quand on y pense puisque le growth hacking se définit uniquement par l’accomplissement de son objectif : la croissance à tout prix ! Mais comme si cette confusion générale ne suffisait pas, ses adeptes n’ont pas vraiment de profil type, c’est-à-dire avec des compétences et des outils bien spécifiques. Ils peuvent provenir de toutes sortes d’horizons – à condition que l’on se cantonne au monde du marketing et de l’informatique – disposer d’un  large panel de compétences (SEO, data analysis, statistiques, culture web, influence…) tant qu’ils atteignent leurs objectifs d’accélération de croissance !

Petit retour en arrière – 2010, Silicon Valley. Sean Ellis, employé chez Dropbox et dont le job consistait à développer le plus rapidement possible et à moindre coût la base d’utilisateurs, trouvait que le terme de marketing était devenu trop obsolète et incomplet pour décrire son activité avec précision. Il s’auto-proclama alors growth hacker, c’est-à-dire « pirate » ou « bidouilleur » de croissance.

 

La croissance, le cheval de bataille du growth hacking

  En réalité, le fait d’élaborer tout un tas de méthodes pour accélérer la croissance existait déjà dans les années 1990 et des pionniers comme Hotmail étaient déjà des habitués. Mais c’est avec le terme de growth hacking que le concept a commencé à vraiment s’implanter dans les habitudes des marketeurs américains. Et puis, celles-ci se sont répandues outre-Atlantique. Il est vrai qu’au début, c’était surtout l’apanage des startups. Leur but était de se faire connaître un maximum (et très rapidement), d’accroître le nombre potentiel d’utilisateurs pour garantir la croissance d’un service ou d’un produit… avant de vraiment pouvoir faire du chiffre. En somme, grandir avant de produire. Et puisque les ressources manquaient, les startups ne se sont pas privées pour s’emparer de ces méthodes pas toujours conventionnelles, peu coûteuses et frôlant parfois l’illégalité. Les marketeurs de la vieille école ont bien évidemment grincé des dents, d’où la persistante mauvaise réputation du growth hacking, souvent relégué à des pratiques douteuses. 

Étape 1 du  growth hacking : comprenez vos clients et vos prospects !

Louables ou moins louables, les success stories du growth hacking  ne font plus l’ombre d’un doute – à l’image de Dropbox qui, en proposant des espaces de stockage gratuits aux utilisateurs qui parlaient d’eux, ont gagné plus de 200 millions d’utilisateurs depuis 2007. D’autres, comme Reddit, ont créé des faux profils d’utilisateurs pour gonfler leur popularité ! Sans pour autant dépasser les bornes de la moralité, Il existe des stratégies simples et efficaces pour se lancer dans le growth hacking. 

Créer et recyclez vos contenus :

Le contenu constitue l’une des clés de voûte du growth hacking. Produisez des contenus adaptés à vos cibles et déclinez-les sous toutes les formes possibles : livres blancs, articles, webinaires… Faites en sorte d’optimiser leur partage, en soignant entre autres le référencement Google. Dans l’attente de la production de nouveaux contenus, recyclez et faites du retargeting des contenus qui ont le plus marchés ! Par exemple, réalisez une infographie à partir d’un ancien article de blog (avec une petite réactualisation) ou compilez des contenus avec un ebook autour d’une même thématique. Enfin, mettez en place des bannières stratégiques pour une audience ultra ciblée après la lecture d’un contenu spécifique. 

À défaut d’en inventer, mettez en valeur les témoignages clients

Quoi de plus concret et de sincère que le retour d’expérience d’un client heureux ? Servez vous des témoignages et autres commentaires de vos clients en les partageant sur les réseaux sociaux. Vous pouvez même les solliciter directement : produisez un entretien vidéo et laissez vos clients s’exprimer ! N’hésitez pas non plus à mettre en place une page dédiée sur votre site web !

L’event et le networking : vos nouveaux meilleurs amis

Là encore on ne vous apprend rien si l’on vous dit que pour booster sa croissance sur le marché, il faut être vu et être reconnu. C’est donc le moment de participer à des évènements en live (ou pas), de poser des questions, d’être acteur de discussions Linkedin, etc. Organisez vous-même vos propres événements sur une thématique bien spécifique ou sur votre produit, faites interagir prospects et clients (ces derniers sont souvent votre meilleure vitrine…) Oui, mais ces stratégies ont un autre atout dans leur manche. Lors de ces rencontres, observez les comportements des personnes présentes, vous finirez par mettre le doigt sur des comportements communs et donc… des stratégies en adéquation !

Il existe bien d’autres techniques pour mettre en oeuvre le growth hacking, mais une stratégie de contenu couplée à une stratégie centrée sur la personne, c’est le b.a.-ba !