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6 moyens de s’assurer que son guest post sera refusé

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Correctement rédigés, les guest posts (ou billets publiés en tant qu’auteur invité sur un site tiers) peuvent aider les marques à toucher de nouvelles audiences et à asseoir la crédibilité de leurs dirigeants. Une stratégie intelligente de guest posting peut faire grimper une petite marque vers de nouveaux sommets ou consolider la notoriété d’une marque déjà bien établie en tant qu’experte de son secteur. Dans le cas contraire, vos articles n’auront aucun impact car les directeurs de publication refuseront de les publier.
Pour que votre stratégie fonctionne, apprenez à suivre les règles – et attendez-vous à échouer si vous les brisez.
Dans ce billet, je vous présenterai six cas de figure qui provoqueront le rejet certain de votre guest post.

Ce qu’en disent les responsables

En matière de guest posting, les directeurs de publication ou responsables éditoriaux sont de véritables gardiens du temple. Vous pouvez écrire tout ce qui vous chante ; si personne ne vous accepte comme contributeur, vous n’irez pas bien loin. Dans ce secteur, les directeurs de publication font la pluie et le beau temps : ce sont eux qui décident qui blacklister et qui publier.
Pour en savoir plus sur les règles du guest posting, mon équipe a demandé à quelques-uns d’entre eux comment s’opérait la sélection entre les articles à publier et ceux à rejeter. Cette étude, dont nous avons publié les résultats dans « The State of Digital Media », nous a permis de comprendre quelles sont les clés du succès.
Sur l’ensemble des sondés, 85 % déclarent que le principal motif qui les pousse à accepter de publier un contenu est l’optique de partager de nouveaux éclairages avec leurs lecteurs. Ces derniers veulent des informations et des conseils précieux qu’ils ne trouveront pas ailleurs… Plutôt logique, non ? C’est pour cette raison que les directeurs de publication aiment les auteurs invités et qu’ils sont 96 % à affirmer vouloir garder stable ou augmenter la part de contenu externe qu’ils publient.
Les responsables éditoriaux veulent plus de contenus rédigés par des contributeurs externes, mais il y a un hic : toutes les nouvelles idées ne se valent pas. Les publications sont à la recherche de contenus de grande qualité rédigés par des personnes influentes et dotées d’une expertise sectorielle, et non par des gens qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts.
Si vous voulez vous mettre vos interlocuteurs dans la poche, ne brisez les règles qu’à vos risques et périls.
Comment devenir le pire cauchemar d’un directeur de publication

Partons du principe que votre objectif est de devenir le pire cauchemar d’un directeur de publication. La plupart des marques et des experts font des pieds et des mains pour se faire publier, mais pas vous ! Vous êtes déterminé(e) à tout faire de travers, du début à la fin. Pour vous assurer un taux de réussite égal à zéro, appliquez les conseils qui suivent !

1. Envoyez un pitch barbant

Les directeurs de publication lisent des dizaines (parfois des centaines) de pitchs chaque jour. Vous voulez que votre pitch passe la trappe ? Visez une présentation ringarde et indiquez seulement « Guest Post » dans l’objet de votre mail.
Soyez aussi barbant(e) que possible afin que votre destinataire supprime votre message en même temps que les 50 autres pitchs mortels qu’il aura lus ce jour-là. Bien sûr, vous pourriez opter pour un titre plus parlant et plus intéressant, et personnaliser votre pitch dans l’optique de nouer de vraies relations éditoriales… Mais le risque, c’est que votre interlocuteur finisse par vous répondre.

2. Fixez vos propres délais et votre propre calendrier de publication

Montrez aux responsables éditoriaux qui est le chef en ignorant superbement leurs contraintes de temps. Envoyez-leur vos propres dates de publication et calendriers de révision. Rappelez-leur qu’ils doivent vous répondre avant telle date et dites-leur que vous préféreriez publier juste après le début du prochain trimestre. Plus vous faites sentir que votre article prime sur les autres, mieux c’est.
Ne tenez jamais compte du fait que ces responsables sont déjà suffisamment occupés et ne leur demandez jamais comment vous pouvez faire pour les aider. Rappelez-vous, votre objectif est d’essuyer un refus le plus vite possible.

3. Fermez les yeux sur la ligne éditoriale, la charte rédactionnelle, et la page « À propos de »

Pourquoi vous embêter à lire les autres articles publiés dans la revue que vous visez avant de vous mettre en contact avec elle ? Vous venez de rédiger le meilleur article jamais écrit sur comment cuisiner sain, et vous voulez le proposer à tout le monde, y compris aux sites précisant clairement qu’ils n’acceptent que les contributions ayant trait au marketing digital.
Et si les consignes de rédaction exigent d’écrire en chiffres les nombres inférieurs à dix et de mettre une espace insécable avant les ponctuations doubles, qu’est-ce que cela peut bien faire ? Votre plume n’a que faire de leurs consignes. Plutôt que de traiter chaque revue comme une publication individuelle dotée d’une voix unique et d’un lectorat qui demande du contenu original, faites comme si elles étaient toutes les mêmes.

4. Axez votre article sur ce qu’il y a de plus important : vous-même

Le guest posting fait partie de votre stratégie de contenu, elle-même guidée par vos objectifs commerciaux. Par conséquent, vos guest posts doivent mettre en avant votre marque de manière agressive.
Dans notre étude, il s’avère que le contenu excessivement promotionnel est un problème majeur pour 71 % des directeurs de publication. Si vous voulez être le pire contributeur du monde, ignorez ce constat et ajoutez un maximum de liens vers votre page d’accueil, votre blog et vos pages produit. Les responsables éditoriaux et leurs lecteurs veulent des conseils utiles ou bien des éclairages sectoriels exclusifs ? Tant pis pour eux, vous allez écrire un publi-rédactionnel de 800 mots.

5. Ayez confiance dans votre premier jet et ne revenez pas dessus

Les responsables éditoriaux préfèrent recevoir du contenu relu et pertinent, dépourvu d’erreurs de grammaire et de points à éclaircir. Faites tout le contraire : envoyez-leur votre premier jet sans l’avoir fait relire par un tiers. Mieux, ne vous relisez pas.
Les directeurs de publication sont 71 % à dire qu’ils sont susceptibles de refuser un contenu qui n’est pas rédigé et relu de manière professionnelle avant envoi. Si vous voulez rejoindre les rangs des pitchs qui vont directement à la poubelle, ayez confiance dans votre capacité à viser juste du premier coup.

6. Soyez aussi déstabilisant que possible dans vos relances

Les canaux de communication officiels, c’est bon pour les autres. Vous avez creusé les tréfonds du Net pour trouver les pages Facebook et Twitter du directeur de la publication que vous visez, son profil LinkedIn et même son club de basket amateur. Maintenant, vous pouvez l’importuner où qu’il aille, et être sûr(e) non seulement qu’il refusera votre pitch, mais aussi qu’il vous évitera comme la peste à l’avenir.
Certes, vous pourriez lire les consignes mises en ligne à propos des relances et montrer du respect pour votre interlocuteur, mais ce ne serait pas drôle, n’est-ce pas ?
Les guest posts sont une arme puissante pour les entreprises, qu’elles soient grandes ou petites. Si vous préférez utiliser cette arme pour vous tirer une balle dans le pied, suivez ces conseils et je peux vous assurer qu’aucun responsable éditorial ne voudra plus jamais travailler avec vous !
Comment avez-vous fait pour que votre contenu ne soit pas refusé ? Quelles stratégies avez-vous employées pour que votre pitch soit accepté ? Dites-moi tout, laissez un commentaire.